À quel rongeur avons-nous affaire
L’identification de l’espèce n’est pas un détail de spécialiste. Elle détermine la taille des orifices à obturer, l’endroit où poser les dispositifs et le type d’appât utilisé. Un traitement conçu pour des souris posé contre des surmulots ne donne rien.
Le surmulot, ou rat brun
C’est le rongeur que nous rencontrons le plus souvent en milieu urbain. Trapu, brun-gris, museau épais, petites oreilles et queue plus courte que le corps, il pèse couramment entre 200 et 500 g. Il vit au ras du sol et en dessous : caves, vides sanitaires, réseaux d’assainissement, terriers creusés le long des fondations, locaux poubelles. C’est un excellent nageur, capable de remonter par une canalisation, et un fouisseur qui creuse ses propres galeries.
Le rat noir
Plus fin que le surmulot, avec de grandes oreilles, un museau pointu et une queue plus longue que le corps. C’est un grimpeur remarquable. On le trouve en hauteur : combles, faux plafonds, charpentes, greniers, arbres attenants à une toiture. Quand les bruits viennent du plafond plutôt que du plancher, c’est souvent lui.
La souris grise
Sept à dix centimètres, une vingtaine de grammes, elle passe par un orifice de 6 à 7 millimètres. Contrairement au rat, elle est curieuse et explore volontiers les objets nouveaux, ce qui facilite les dispositifs mais explique aussi sa capacité à coloniser un logement en quelques jours. Elle produit plusieurs dizaines de déjections par jour, dispersées, et n’a presque pas besoin de point d’eau : elle tire l’essentiel de son hydratation de ce qu’elle mange.
Le mulot
Le mulot est un rongeur des champs, reconnaissable à ses grands yeux noirs, ses grandes oreilles et son pelage roux dessus, clair dessous. Il ne cherche pas à vivre dans les habitations mais y entre à l’automne, quand la température chute, par les garages, les cabanons, les greniers et les combles. Les maisons en lisière de zone naturelle ou de terrain agricole sont les premières concernées. Le traitement est le même dans son principe, mais l’enjeu porte davantage sur l’étanchéité du bâti que sur la destruction d’une colonie installée.
Les signes qui trahissent une présence
On voit rarement le rongeur : il est actif la nuit et se met à l’abri au moindre mouvement. Ce sont ses traces qui parlent.
- Des bruits dans les cloisons, les plafonds ou sous le plancher, surtout entre la tombée de la nuit et le petit matin. Grattements légers et rapides pour la souris, déplacements lourds et chocs sourds pour le rat.
- Des déjections. Grains de riz noirs de 3 à 6 mm dispersés pour la souris, fuseaux de 1 à 2 cm groupés sur les lieux de passage pour le rat. Leur répartition indique les zones fréquentées.
- Des emballages rongés dans les placards et les réserves : paquets de pâtes, sacs de croquettes, cartons, sacs de farine. Les incisives d’un rongeur poussent en continu, il doit les user en permanence, ce qui explique qu’il ronge aussi des matériaux sans intérêt alimentaire.
- Des traces de gras le long des murs et des plinthes. Un rongeur emprunte toujours les mêmes trajets, en longeant les parois. Le sébum de son pelage y dépose une marque sombre et luisante appelée coulée. C’est l’indice le plus utile pour un professionnel : il dessine le plan de circulation de la colonie.
- Une odeur d’ammoniaque persistante, difficile à localiser, liée à l’urine. Quand elle est nette, la présence est installée depuis un moment ou la population est nombreuse.
- Un comportement inhabituel du chat ou du chien, qui fixe une plinthe, gratte au pied d’un meuble ou d’un placard.
Si vous reconnaissez ces signes, évitez les réflexes qui compliquent le traitement : nous les détaillons dans notre article sur les 5 erreurs à ne pas faire en cas d’invasion de rats.
Pourquoi il ne faut pas laisser traîner
Les risques sanitaires
Les rongeurs circulent dans des égouts, des caves et des zones de déchets avant d’entrer chez vous, et contaminent les surfaces et les denrées par leurs déjections, leur urine et leur pelage.
La leptospirose est la maladie la plus documentée dans ce contexte : la bactérie est excrétée dans l’urine des rongeurs et se transmet à l’homme par contact avec un milieu souillé, généralement par une plaie ou par les muqueuses. Les caves inondées, les locaux techniques humides et les réserves en sous-sol sont les situations à risque.
La salmonellose relève d’un autre mécanisme : la contamination des aliments et des surfaces de travail par les déjections. C’est la raison pour laquelle la tolérance est nulle dans les métiers de bouche.
Les hantavirus, plus rares en France, sont associés aux rongeurs des champs et se transmettent principalement par inhalation de poussières contaminées, lors du nettoyage d’un grenier ou d’un local resté fermé, par exemple. Un local très souillé se nettoie humide et masque sur le visage, jamais au balai sec.
Les risques matériels
Ils sont souvent ce qui décide nos clients à appeler.
Un rongeur ronge ce qui se trouve sur son passage : gaines électriques, câbles, isolants, tuyaux PVC, joints, laine de verre, documents. Les câbles rongés sont le point le plus sérieux, parce qu’un conducteur mis à nu dans un comble ou un faux plafond crée un risque de court-circuit et de départ de feu, sans aucun signe avant-coureur visible. Nous intervenons régulièrement après une panne électrique inexpliquée qui s’avère être un câble sectionné.
Viennent ensuite les dégâts d’eau liés à des canalisations percées, l’isolation tassée et souillée qui perd son efficacité, et les stocks alimentaires à jeter. Pour un professionnel, s’ajoute un dernier risque : un rongeur aperçu en salle par un client se transforme en avis en ligne, et parfois en signalement.
Notre méthode
1. Le diagnostic, avant toute pose
Le technicien fait le tour complet du bâtiment, extérieur compris. Il cherche trois choses : les accès, les coulées et les zones de nidification.
Les accès sont rarement là où on les imagine. Bas de porte usé, grille d’aération descellée, passage de canalisation non rebouché, gaine technique, trappe de visite, joint de dilatation, siphon de sol, seuil de garage. Un rat passe par un orifice d’environ deux centimètres, une souris par sept millimètres : une ouverture qui paraît insignifiante suffit.
Les coulées, ces traces grasses le long des plinthes et des murs, indiquent les trajets réellement empruntés. Poser un appât ailleurs revient à ne rien poser du tout. Les zones de nidification, enfin, se repèrent aux nids de matériaux déchiquetés, papier, tissu, isolant, généralement dans un endroit chaud, sombre et peu dérangé.
Nous identifions aussi ce qui les retient sur place : point d’eau, stockage alimentaire accessible, local poubelles mal fermé, restes en extérieur, croquettes laissées à disposition.
2. La pose de postes d’appâtage sécurisés
Les appâts sont placés dans des boîtiers fermés à clé, fixés, dont l’ouverture ne laisse passer qu’un rongeur. Ils sont positionnés sur les coulées, aux points stratégiques identifiés, hors de portée des enfants et des animaux domestiques, et reportés sur un plan de pose numéroté.
Les produits que nous utilisons sont des biocides à usage professionnel, dont la manipulation est réservée aux détenteurs du Certibiocide. Leur mode d’action est progressif : le rongeur consomme pendant plusieurs jours avant que l’effet se produise. Ce délai est délibéré, car un effet immédiat déclencherait la méfiance du reste de la colonie et rendrait l’appât inutilisable.
Quand l’appâtage chimique n’est pas adapté, cuisine professionnelle, crèche, présence d’animaux, sensibilité particulière du site, nous travaillons en lutte mécanique, avec des dispositifs de capture disposés selon la même logique.
3. L’obturation des points d’entrée
C’est l’étape que l’on oublie le plus souvent, et c’est celle qui fait la différence entre un problème réglé et un problème qui revient chaque hiver.
Nous rebouchons les orifices identifiés avec des matériaux que le rongeur ne peut pas traverser : grillage métallique, plaques, mortier, bas de porte adaptés. Une mousse expansive seule ne tient pas, elle est rongée en quelques nuits. Selon les cas, nous protégeons également les grilles d’aération, les passages de gaines et les seuils.
4. Le suivi et le bilan
Un à trois passages de contrôle sont planifiés selon l’ampleur du problème. Le technicien relève la consommation d’appâts poste par poste, ce qui permet de mesurer l’évolution réelle de la population et d’ajuster le dispositif plutôt que de tout recommencer.
En fin de traitement, les postes sont retirés et nous vous remettons les recommandations qui limitent le risque de retour : stockage des denrées en contenants hermétiques, gestion des déchets, entretien des abords, points à surveiller.
Les obligations des professionnels de l’alimentaire
Toute entreprise qui manipule des denrées alimentaires, restaurant, boulangerie, boucherie, commerce alimentaire, cuisine centrale, établissement de santé ou site agroalimentaire, doit mettre en place des procédures de lutte contre les nuisibles adaptées à ses locaux, dans le cadre du plan de maîtrise sanitaire.
En pratique, un contrôle de la direction départementale de la protection des populations ne se limite pas à constater l’absence de rongeurs le jour de la visite. Il attend un dossier : plan de pose des dispositifs, rapports de visite datés, produits employés et leurs fiches, observations et actions correctives. C’est cette traçabilité qui atteste que la maîtrise est organisée et suivie dans le temps.
Nous fournissons ce dossier avec nos contrats de suivi, avec des passages planifiés à fréquence adaptée à l’activité et un rapport à chaque visite. Pour les établissements les plus exposés, la restauration en particulier, c’est le moyen le plus simple de ne pas se retrouver en difficulté lors d’un contrôle inopiné. Pour un restaurant, notre contrat annuel de dératisation et de désinsectisation comprend quatre passages par an pour 1 200 € TTC ; les autres activités, hôtels, commerces, copropriétés, sont présentées sur notre page professionnels.
Où nous intervenons
Nous traitons aussi bien les appartements et maisons individuelles, où le sujet est souvent une souris installée derrière un meuble de cuisine ou un rat arrivé par une canalisation, que les copropriétés, où le problème se joue à l’échelle du bâtiment : caves, local poubelles, parking, gaines techniques. Dans ce dernier cas, traiter un seul logement est rarement suffisant, et nous travaillons avec le syndic sur les parties communes.
Nous intervenons également dans les locaux professionnels, bureaux, entrepôts, commerces, et dans les restaurants et hôtels, où la discrétion et la rapidité comptent autant que le résultat. Nous adaptons nos horaires à votre activité.
Dératisation à Marseille et autour de l’étang de Berre
Les rongeurs ne posent pas les mêmes problèmes d’une commune à l’autre : l’âge du bâti, la présence d’eau et le type d’activité changent les accès à surveiller. Voici ce qui caractérise les principales communes de notre zone. Les parts de logements citées proviennent de la base des diagnostics de performance énergétique de l’ADEME.
Marseille. 91 % des logements diagnostiqués sont des appartements et 71 % ont été construits avant 1975. Dans les immeubles anciens du centre, de Noailles à la Belle de Mai, le surmulot arrive le plus souvent par les caves, les réseaux d’évacuation et les locaux poubelles du rez-de-chaussée, rarement par la rue. Dans les grands ensembles, il circule par les vide-ordures et les colonnes techniques : le traitement se décide alors avec le syndic, à l’échelle du bâtiment.
Martigues. C’est notre commune. Le tissu ancien de l’Île, de Jonquières et de Ferrières borde les canaux et l’étang de Berre : caves, rez-de-chaussée anciens et quais offrent au surmulot, excellent nageur, des accès que l’on ne trouve pas dans les quartiers plus récents. À Lavéra et dans les zones d’activité, ce sont les entrepôts, les réserves et les locaux techniques qui demandent un suivi régulier.
Marignane. Bordée par l’étang de Berre et l’étang de Bolmon, traversée par le canal du Rove, la commune associe un habitat collectif ancien, 65 % des logements datant d’avant 1975, et de vastes zones d’activité autour de l’aéroport Marseille-Provence. Deux situations y sont typiques : les immeubles des années 1950 à 1970, où les rongeurs passent par les gaines et les vide-ordures, et les véhicules immobilisés longtemps, dont les câbles et les durites peuvent être rongés.
Vitrolles et Istres. Le parc y est plus récent, avec 29 % et 36 % de logements antérieurs à 1975. Les accès se trouvent donc moins dans les maçonneries anciennes que dans les garages, les gaines techniques et les locaux poubelles des résidences. À Vitrolles, les zones commerciales et logistiques concentrent des réserves et des entrepôts à surveiller. À Istres, les maisons en lisière de garrigue et de terres agricoles voient entrer souris et mulots à l’automne, par les garages et les combles.
Aix-en-Provence et Aubagne. Le Vieil Aix et le quartier Mazarin d’un côté, le cours Foch et la vieille ville d’Aubagne de l’autre réunissent immeubles mitoyens, caves communes et commerces de bouche en rez-de-chaussée : un rongeur installé dans une réserve gagne facilement les bâtiments voisins. À Aubagne, les berges de l’Huveaune, qui traverse la ville, forment un axe de circulation naturel pour le surmulot.
Dans ces communes, nous traitons aussi les punaises de lit : voir nos pages Marseille, Martigues, Marignane, Vitrolles, Istres, Aix-en-Provence et Aubagne.
Combien coûte une dératisation
Le montant dépend de la surface, de l’espèce, du niveau d’infestation, du nombre de postes à poser, de l’ampleur des obturations à réaliser et du nombre de passages nécessaires. Un appartement avec une présence ponctuelle de souris et une copropriété avec des caves colonisées par des surmulots ne se chiffrent pas de la même manière.
Nous ne donnons donc pas de prix par téléphone sans avoir vu les lieux. Le diagnostic et le devis sont gratuits, détaillés et sans engagement. Nous nous déplaçons, nous identifions l’espèce et l’étendue réelle du problème, puis nous vous remettons une proposition chiffrée que vous validez ou non. Pour situer les ordres de grandeur avant d’appeler, notre article sur le prix d’une dératisation à Marseille détaille les fourchettes constatées en 2026 et qui paie entre locataire, bailleur et copropriété.
Notre local est situé 4 impasse du Rouget à Martigues et nous intervenons dans tout le département des Bouches-du-Rhône, 24 h/24 et 7 j/7, au 06 86 28 13 49.

